Mathieu Beauséjour vit et travaille à Montréal. Autodidacte, il a présenté son travail d’installation, d’intervention et d’image à de nombreuses occasions depuis le milieu des années 90. En 2007, il prenait part au 25e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul et présentait également son travail à la Fonderie Darling à Montréal. Il a notamment présenté son travail au Canada, au Royaume-Uni, en France, en Colombie, en Allemagne ainsi qu’en Serbie.
L’artiste tient à remercier Nathalie Bujold, Nicolas Côté, Peter Dubé, Dr. Paddy Glackin, James Hollands, Maryse Larivière, Christian Miron,
Marie-Josée Jean et VOX, Bernard Schütze, l’Atelier Clark, Pavillon Projects, le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec.
site de l'artiste: http://www.mathieubeausejour.com
Par des stratégies de résistance et de détournement, Mathieu Beauséjour s’emploie à subvertir les matériaux et concepts de pouvoir, d’aliénation et d’oppression. À travers son travail, qu’il qualifie lui-même de « terrorisme sémiotique », il pose un regard à la fois ironique et nostalgique sur les avant-gardes politiques et artistiques et déploie des emblèmes culturels tels la monnaie, les drapeaux, les hymnes, les manifestes, dans le but avoué d’examiner l’état des choses actuelles.
Dans l’installation 1 1/2 Métro Côte-des-Neiges, Mathieu Beauséjour propose une relecture, littérale et figurative, de la proclamation du manifeste du FLQ qui fut diffusée sur les ondes de Radio-Canada pendant la crise d’octobre 1970. Choisissant de réamorcer plutôt que de désamorcer cette bombe télévisuelle, il a entrepris de la déloger de son emplacement historique pour lui élire un nouveau domicile. La stratégie de dédoublement et de distanciation utilisée par Mathieu Beauséjour déracine le manifeste de son sol culturel et brouille le lien politico-linguistique qui est au coeur de cette protestation.
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