
L’exposition Fade-Out prend la forme d’un triptyque, les deux espaces d’exposition seront plongés dans l’obscurité. Elle s’appuie sur la plate-forme érigée lors de la première exposition par les artistes Sarah Thibault et Annie Charland-Thibodeau. Cette proposition de longue durée explore les pratiques non visuelles en développant un travail sonore, sensoriel et kinesthésique, tout en interrogeant la place de la lumière dans la culture occidentale. Dans la Petite galerie, l’artiste locale Lé présentera en continu une installation sonore et poétique, tandis que dans la Grande galerie, Hanna Sybille Müller proposera Polymorphic Microbe Bodies, une installation activée chaque semaine par un groupe de danseur·euse·s locaux·ales. Après Noël, l’installation accueillera également un projet en partenariat avec le Mois Multi, dont la nature sera dévoilée ultérieurement.
et celles que je vois sont insoumises
Je suis brulante, pleine d’échardes
de mots qui restent pris à l’envers
mon dos, ma bouche; la même urgence
mais ma voix se fracture où se termine ton regard
le fragment restera ma seule cohérence
je suis brûlante; je ne deviens rien d’autre que tout ce qui me touche
le rouge est une théorie par laquelle je délie mes doigts de tes impuissances
écrire, c’est tracer sans le faire
tes plus beaux gestes patientent de tes mémoires accumulées, de ta porosité
si j’en parle c’est que ma voix est un organe et qu’une trace morte est un dégât
j’ai l’amour et la tendance à excéder.